Tout voyage suggère un récit.
Lequel? Comment transmettre ce qu'on a découvert?
Pour qui vagabonde, le temps finit par imposer une évidence: le vrai butin d'un voyage n'est pas celui que l'on croit. On partait vers je ne sais quelle découverte, on revient lesté d'une seule image, ou d'un bruit; on s'employait loyament à comprendre, on se souvient surtout d'avoir senti. Seul le recul et un brin d'experience, vous apprennent à décanter cette émotion indéfinissable qui vous a saisi, un jour sous les clochers de Pragues, au pied des grattes ciel Hong Kongais, ou devant l'étendue du lagon mahorais... C'est cette émotion qu'il s'agit en suite de faire partager par le truchement d'un récit.
Mais comment raconter tout cela? Le défi est toujours le même: comment faire tenir sans cesse l'immensité du monde entre quatre feuillets ?
Raconter le monde, je redoute par là que mes idées fastidieuses et encombrantes viennent gater mes sensations premières. Pourtant je veux joindre au plaisir des yeux un minimum de reflexion... je souhaite ce "blog" comme un lieu de partage et d'echange sur ce voyage, sur le vif, et sur nos mondes.
"UN HOMME VOYAGE POUR SENTIR ET POUR VIVRE, ECRIT SUARES. A MESURE QU'IL VOIT DU PAYS, C'EST LUI MÊME QUI VAUT LA PEINE D'ÊTRE VU.IL SE FAIT CHAQUE JOUR PLUS RICHE DE CE QU'IL DECOUVRE. VOILA POURQUOI LE VOYAGE EST SI BEAU QUAND ON L'A DERRIERE SOI."
Voilà, tout est dit...